
Diamant Diamant brut Diavik Sourced™ : traçable depuis sa source d’origine jusqu’à sa transformation finale entre les mains de maîtres artisans. (Avec l’aimable autorisation de Rio Tinto)
Qui Aurait Cru que la Neige Pouvait Contribuer à Alimenter Une Mine de Diamants ?
À la mine de diamants Diavik, au Canada, les températures glaciales, la neige incessante et les conditions extrêmes sont à l’origine d’un nouveau type d’innovation énergétique.
Les diamants canadiens comptent parmi les pierres précieuses les plus prisées au monde. Pourtant, ces diamants scintillants recèlent une longue histoire. En 2024, la totalité des diamants extraits au Canada provenait de son Grand Nord, dans la région subarctique connue sous le nom de Territoires du Nord-Ouest (T.N.-O.). Appelés Denendeh, ou « Terre du Peuple » dans les langues dénées, les T.N.-O. abritent les trois mines de diamants en activité du Canada, dont la mine de diamants Diavik de Rio Tinto.
L’Exploitation des Diamants aux Confins du Monde
Dans cette région extraordinaire, vous découvrirez les contrastes saisissants de la beauté sauvage et accidentée du subarctique. Pendant les longs mois d’hiver, la lumière du jour est éphémère, avec seulement quelques heures de soleil par jour, tandis qu’en été, le soleil ne se couche pratiquement pas, répandant sa lumière dorée pendant plus de 20 heures d’affilée.
Certains des diamants les plus anciens jamais formés ont été découverts dans la mine de diamants Diavik de Rio Tinto. En un peu plus de deux décennies depuis le début de l’exploitation, les diamants Diavik se sont fait connaître non seulement pour leur beauté, mais aussi pour les histoires incroyables qui se cachent derrière eux. Extraits des profondeurs d’un lac gelé situé dans les Territoires du Nord-Ouest, une région reculée du Canada, ces diamants ont contribué à démontrer que des innovations révolutionnaires, notamment l’utilisation d’énergies renouvelables, sont possibles même dans les climats les plus rudes et les plus froids.
Rio Tinto a introduit les énergies renouvelables dans le secteur de l’exploitation diamantifère subarctique en créant un parc éolien primé sur le site de sa mine de Diavik. Dominant la toundra, quatre éoliennes sont, depuis 2012, un symbole d’innovation : elles permettent de compenser l’équivalent de 135 000 tonnes d’émissions de CO₂ et démontrent que le développement durable est possible, même dans l’une des régions les plus reculées et aux climats les plus extrêmes de la planète.
(Avec l’aimable autorisation de Rio Tinto)

6 600 Panneaux Solaires et un Emplacement pour le Moins Inattendu
Renforçant encore davantage sa réputation de pionnier dans le domaine des énergies renouvelables, l’une des initiatives récentes les plus ambitieuses de Diavik est sa centrale solaire récemment achevée, qui compte désormais parmi les plus grandes installations solaires hors réseau du Nord canadien. En 2024, la mine a mis en place une installation solaire composée de 6 600 panneaux, s’étendant sur une superficie impressionnante de 70 000 mètres carrés. À titre de comparaison, cela correspond à peu près à la superficie du palais de Buckingham — une taille extraordinaire pour un projet mené dans un environnement aussi isolé et difficile.
Matt Breen, Directeur des Opérations de Diavik, déclare : « Associée à notre parc éolien de 9,6 MW, cette centrale solaire hors réseau, la plus grande du Nord canadien, témoigne de notre engagement envers l’environnement dans lequel nous vivons et travaillons, et nous permettra de continuer à améliorer l’efficacité énergétique de nos activités à Diavik. Par conséquent, pendant la fermeture de la mine, les énergies renouvelables représenteront environ 25 % de notre consommation d’électricité. »
« Cela semble être un endroit étrange pour installer un immense système d’énergie solaire », déclare Paul Gruner. Il occupe le poste de PDG de la Tłı̨chǫ Investment Corporation, une entreprise détenue par des membres des communautés autochtones qui, en partenariat avec la société Solvest Inc., basée à Whitehorse, a joué un rôle clé dans la mise en place du système d’énergie solaire de la mine de diamants de Diavik. Solvest est une entreprise de premier plan dans le domaine des énergies renouvelables, réputée pour ses activités dans l’Arctique. « Mais l’utilisation de l’énergie solaire dans notre région présente de nombreux avantages, pour l’environnement comme pour le domaine de l’ingénierie. Mettre en place une installation solaire aussi loin au Nord représente un défi incroyable, mais les résultats en valent la peine. »
Les Communautés Autochtones, Moteurs du Changement
Ce projet témoigne d’un engagement profond en faveur du développement durable et de la collaboration avec les commautés locales. Il convient notamment de souligner qu’environ 30 % de la main-d’œuvre affectée au chantier était composée de membres de la communauté de la Nation Tłı̨chǫ, ce qui met en évidence le rôle essentiel de l’expertise locale dans la concrétisation de cette initiative novatrice. « Cela m’a aidé à changer ma perception de ce que peuvent apporter les énergies renouvelables dans un environnement extrême », explique M. Gruner. En général, même par des températures extrêmement basses, comme –40 degrés Celsius, le soleil peut produire de l’électricité.
Afin de garantir la résistance de la centrale solaire aux rigueurs de l’hiver dans les Territoires du Nord-Ouest, les ingénieurs ont fixé les panneaux solaires à l’aide de structures métalliques appelées « gabions », plus couramment utilisées ailleurs dans le monde pour lutter contre l’érosion côtière. Ces cages sont lestées à l’aide de roches concassées issues d’anciennes exploitations minières et contribuent à protéger les 23 rangées de panneaux solaires contre les vents violents.
Les premières données relatives à la nouvelle installation solaire sont prometteuses : celle-ci produit environ 4,5 millions de kilowattheures d’énergie par an. « Cela nous permet d’économiser environ 1,1 million de litres de gazole », explique M. Breen, tout en réduisant les émissions de CO₂ d’environ 3 100 tonnes par an, ce qui équivaut à retirer 630 voitures de la circulation pendant une année entière.


Pourquoi la Neige est l’Arme Secrète de Diavik
Quiconque a visité les Territoires du Nord-Ouest peut témoigner de leur beauté époustouflante : cette toundra à perte de vue, parsemée de lacs aux eaux miroitantes en été et recouverte d’une couche immaculée de neige et de glace en hiver. Si ces terres peuvent paraître vastes et désertes, elles regorgent pourtant de vie. Des bisons aux bœufs musqués, en passant par les ours, les caribous et les loups, les espaces sauvages et les côtes de la région abritent une faune d’une extraordinaire diversité.
Mais cette terre recèle bien plus que des merveilles naturelles : c’est également une terre sacrée.
Les peuples autochtones habitent les Territoires du Nord-Ouest depuis des milliers d’années. Toute activité industrielle, et en particulier l’exploitation minière des diamants, doit donc respecter et préserver leurs modes de vie traditionnels ainsi que leurs territoires de chasse ancestraux. C’est pourquoi l’innovation en matière de technologies à faibles émissions de carbone ne vise pas seulement à réduire l’impact environnemental : il s’agit également d’assumer nos responsabilités envers les communautés qui ont toujours veillé sur cette terre. « C’est l’un des plus beaux endroits au monde », déclare M. Gruner, et il s’avère que l’incroyable quantité de neige présente dans la région recèle un avantage insoupçonné.
Le projet d’énergie solaire de Diavik a tenu compte de cet aspect et a mis en place des panneaux solaires bifaciaux, c’est-à-dire à double face. Ces panneaux à la pointe de la technologie sont conçus pour capter l’énergie non seulement du soleil au-dessus d’eux, mais aussi de la lumière réfléchie par la neige en dessous. Il s’agit d’une adaptation intelligente à un environnement difficile qui transforme en quelque sorte le sol enneigé en une source d’énergie supplémentaire. Cette conception donne des résultats concrets. Les panneaux bifaciaux permettent à la mine d’augmenter sa production d’énergie solaire de 10 % par jour, et grâce au climat froid, leurs performances ne font que s’améliorer. À -25 °C, les panneaux produisent 15 % d’énergie en plus qu’ils ne le feraient à une température clémente de +25 °C, prouvant une fois de plus que Diavik ne se contente pas d’exploiter le Nord : elle innove pour lui.

Que Va-t-il se Passer Ensuite ?
La mine de diamants de Diavik devrait fermer ses portes en 2026. « Nous nous engageons à procéder à cette fermeture de manière responsable et avec le plus grand soin », déclare M. Breen. Dans le cadre de cet engagement, les ingénieurs ont conçu la centrale solaire de Diavik de manière à ce qu’elle puisse être entièrement démontée, déplacée, puis remontée sur un nouveau site, afin que les avantages de l’énergie solaire dans l’Arctique puissent perdurer bien après la fermeture de la mine elle-même.
« C’est également important pour les communautés autochtones qui se sont engagées à soutenir la fermeture de Diavik, en y consacrant beaucoup d’attention et d’efforts », déclare M. Gruner. « L’exploitation se trouve sur des terres autochtones. Elle emploie des membres de la communauté Tlicho. Nous prenons cette responsabilité très au sérieux. »
Dans un environnement marqué par des conditions extrêmes, la mine de diamants Diavik a démontré que l’innovation et le développement durable peuvent s’épanouir même sous d’épaisses couches de neige et de glace.Alors que la mine approche de sa fermeture, son héritage perdurera à travers les diamants exceptionnels qu’elle a mis au jour, mais aussi grâce à ses initiatives audacieuses en matière d’énergies renouvelables, qui se poursuivront au-delà de l’industrie du diamant.



